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#54 La leucocytose digestive

MODE DE VIE ET MIEUX-ÊTRE

 

Pierre Choinière N. D.

Membre du C.N.Q. et de la

                                                  Société ÉducoSanté

                                

                                           CHRONIQUE #54

 

                                    La leucocytose digestive

 

La leucocytose digestive se définit comme étant un accroissement instantané des globules blancs dans le sang, à la suite d’un déversement de molécules intermédiaires en provenance du système digestif. Le système immunitaire réagit par l’intermédiaire de ses globules blancs, pour conserver l’intégrité du sang quand un certain nombre de molécules qu’il ne reconnaît pas, envahi le sang. À long terme, cette condition qui, comme nous allons le voir, se produit après avoir consommé un aliment chauffé, peut épuiser le système immunitaire.

 

Les leucocytes

Les leucocytes sont des cellules du système immunitaire (globules blancs, lymphocytes, etc.) qui attaquent les matières étrangères et les toxines et les neutralisent en les fractionnant et les digérant à l’aide d’enzymes telles les protéases, les amylases et les lipases.

 Les globules blancs sont très prolifiques, ils se fabriquent au taux de cinq millions en quelques minutes (parfois 200 000 à chaque seconde). Ils sont autant actifs dans les cas d’agressions du système digestif (leucocytose digestive) que dans les cas d’inflammations ou d’infections.

Cependant, cet impressionnant système de défense a ses limites car sa sur-utilisation peu le conduire à l’épuisement.

 

La découverte du Dr Virchow

Le phénomène de la leucocytose digestive fut découvert il y a environ cent ans par le Dr Virchow. Il avait noté qu’après un déjeuner traditionnel composé de café au lait, pain beurre et confiture, le nombre de globules blancs du sang passait de 7 000 environ (taux normal) à 10 000 par mm. cube de sang en dix minutes puis à 30 000 après trente minutes. Le taux normal se rétablissait environ quatre-vingt-dix minutes plus tard. C’est cette augmentation subite de leucocytes sanguins qu’il qualifia de leucocytose alimentaire.  Il faut noter que tous les aliments utilisés dans l’étude du Dr Virchow étaient cuits ou chauffés.

 

Les observations du Dr Paul Kouchakoff

En 1930, à l’institut de clinique chimique à Lausanne en Suisse, le Dr kouchakoff observa qu’après un repas composé uniquement de végétaux crus le phénomène de la leucocytose alimentaire, considéré comme normal jusque-là, ne se produisait pas. Il nota aussi que le phénomène était absent si, à un repas, l’on consommait les aliments cuits après les aliments crus.

Le Dr Kouchakoff démontra que lorsque les aliments sont cuits, leurs champs énergétiques sont incapables de résonner immédiatement avec les cellules du corps. Celles-ci réagissent donc de façon défensive jusqu’à ce qu’elles puissent réorganiser l’énergie des aliments cuits en modèles harmonieux que le corps peut absorber. Il fit aussi la démonstration que les aliments cuits et transformés ont tendance à faire évoluer négativement le rapport entre les différents globules blancs.

Les recommandations du Dr Schneider

En 1970, le Dr Schneider, dans son livre « La santé par les aliments » affirmait qu’une alimentation riche en crudités est plus rentable et plus reposante pour l’intestin. Pour en arriver à cette conclusion, le Dr Schneider avait consulté différents travaux qu’il résume ainsi aux pages 14 et 15 : « Ainsi, par exemple, Mac Carrison a donné à des singes la nourriture qu’ils mangent habituellement en liberté ; toutefois elle était cuite. Il en résulta, chez ces animaux, une détérioration progressive des glandes endocrines, l’apparition d’ulcères gastriques et intestinaux, une inflammation du gros intestin, finalement la cachexie et la mort. Steiner a également tenté de nourrir des cobayes avec des aliments cuits. Ces bêtes furent atteintes de caries dentaires, de lithiases salivaire, de goitre, d’anémie, de scorbut et quelques-uns même de cancer du poumon. Lorsqu’on ajoutait 10 CC de lait pasteurisé à leur ration quotidienne de nourriture, les cobayes éteints atteints de rhumatisme déformant.

Ces expériences, parmi beaucoup d’autres, tendent à prouver une réelle nocivité des aliments cuits. (….) »

 

Ces résultats d’expériences sur les singes et les cobayes sont troublants. Chez les humains les modes d’alimentations sont culturels et profondément affectifs. Pensez seulement à l’odeur d’un bon repas qui cuit au four. La recherche démontre pourtant clairement que les molécules intermédiaires, les radicaux libres, les gras trans et autres composés toxiques issus de la cuisson conduisent à la maladie. À la lumière de ces travaux, faudrait-il s’abstenir complètement de tout aliment cuit ?

 

Cru ou Cuit

La plupart des chercheurs et praticiens de la santé penchent pour une gestion éclairée de l’alimentation en tenant compte des faits suivants :

 

-Le phénomène de la leucocytose alimentaire est complètement absent lorsque nous mangeons des aliments crus;

-Manger une proportion de 50 % d’aliments crus à chaque repas permettrait d’éviter le phénomène de la leucocytose digestive.

-Le fait de manger des crudités (peu importe la proportion) au début du repas semble permettre d’éviter ou, à tout le moins d’amoindrir le phénomène de la leucocytose digestive.

 

Selon moi, l’assiette idéale pour éviter les problèmes de leucocytose digestive se composerait de 80 % d’aliments crus et de 20 % d’aliments cuits. Malheureusement c’est la proportion inverse que l’on retrouve dans nos assiettes avec les conséquences sur la santé que l’on connaît.

 

Sur ce, bonne semaine !

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